User manual
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2. Étape II : Vérification/Branchement/Mise en service
2.1 Vérification par celui qui a fini l’appareil !
Une fois le montage de l’appareil terminé, vous devez d’abord effectuer une vérification.
Le but de cette vérification est d’identifier les éventuels dangers causés par des
dommages matériels et un montage incorrect.
Contrôle visuel
Lors du contrôle visuel, l’appareil ne doit pas être raccordé à son alimentation en
courant. Vérifiez encore une fois que tous les composants sont bien enfichés et que
leur sens de polarité est respecté. Assurez-vous que les soudures n’ont pas provoqué
de pontage au niveau des pistes conductrices afin d’écarter tout risque de court-circuit
pouvant détruire les composants. Vérifiez également qu’il ne reste aucune extrémité des
pattes que vous avez coupées sur la platine, car elles peuvent également provoquer des
courts-circuits. Toute erreur éventuelle doit être corrigée !
Branchement/Mise en service
2.2 Une fois la vérification effectuée, vous pouvez faire un premier test de fonctionnement.
Notez que ce kit ne doit être alimenté qu’avec une tension continue filtrée générée
par une alimentation secteur ou une pile/un accu. Les chargeurs de batterie de
véhicules automobiles et les transformateurs pour modélisme ferroviaire ne sont
pas appropriés et ils risquent d’endommager les composants ou de conduire à un
mauvais fonctionnement du module.
Danger de mort !
Si vous utilisez une alimentation secteur comme source de tension, celle-ci doit
être conforme aux directives VDE !
2.3 Soudez un fil fin sur les fils de raccordement du thermistor (capteur de température).
Isolez les fils nus du capteur à l’aide d’une gaine isolante ou d’autre matériel
approprié. Puis raccordez le capteur de température avec les deux borniers à vis
marqués avec “TEMPF.”.
2.4 Tournez maintenant le curseur du potentiomètre vers la butée gauche.
2.5 Branchez un moteur de ventilateur (moteur de courant continu) ou une ampoule
incandescence 12 V ayant un fil approprié sur les bornes marquées avec „+M“ et „-M“.
Description du circuit
D’abord quelques brèves réflexions au sujet de la chaleur dans l’électronique et son
traitement. En effet, les débutants inexpérimentés sont souvent loin de s’imaginer à quel
point les composants de l’électronique peuvent chauffer. Les températures sur la puce
d’un semi-conducteur au silicium peuvent (et doivent) absolument atteindre 150°C ; c’est
beaucoup plus que de l’eau bouillante et presque la valeur à laquelle l’étain à souder
fond (env. 180°C) ! Toute température supérieure à 150°C peut causer des dommages
irréparables sur le semi-conducteur, pouvant entraîner un dysfonctionnement ou une panne.
Pour cette raison, veillez toujours et partout à ce que la chaleur soit évacuée de l’endroit
de sa formation. La tension d’erreur entre deux branchements d’un semi-conducteur
multipliée avec le courant circulant donne la dissipation d’énergie qui se manifeste
sous forme de chaleur. Quelles températures se génèrent, dépend de deux choses :
Premièrement, de la charge thermique spécifique, c’est-à-dire que la thermogénie est
plus élevée si la chaleur se répartit sur une petite surface d’un chip que, si elle se répartit
sur une plus grande surface. Deuxièmement, de la résistance thermique qui s’oppose à
l’évacuation de la chaleur aux zones plus froides.
Le transport de chaleur se déroule presque de la même manière que le passage du
courant : Lorsqu’une différence thermique (ou différence de tension) existe entre deux
points, une certaine quantité de chaleur (ou charge électrique) est transportée; la
quantité dépend de la résistance thermique (ou électrique).
La chaleur peut également être accompagnée par des aspects désagréables qu’elle a
intégrés en route : en effet, une véritable accumulation de chaleur peut se générer autour
du centre, ce qui empêche l’évacuation de la chaleur. Et puis, il devient rapidement chaud
et encore plus chaud de sorte que le semi-conducteur meurt inévitablement de chaleur.
Et c’est exactement le scénario qu’un ventilateur doit empêcher. Il ventile moins d’air
froid, mais évacue plus d’air chaud (bien évidemment ces deux faits sont étroitement liés).
Si jamais vous ne réussissez pas à évacuer la chaleur de manière passive à l’aide
d’un dissipateur thermique (comme p. ex. pour les amplificateurs NF), vous devez
entreprendre des mesures actives. Cela est le cas lorsque la source de chaleur
se répartit à beaucoup de points différents et qu’en conséquence les dissipateurs
thermiques ne se laissent pas installer facilement (comme p.ex. dans les ordinateurs).
C’est pourquoi les constructeurs préfèrent installer des ventilateurs, justement pour
éviter ces dommages. Par contre, ceux-ci ne doivent pas du tout tourner (et souffler)
aussi intensément, car, par exemple, la chaleur peut être déjà évacuée à la moitié de
la fréquence de rotation. Cette réflexion est donc le point de départ de notre réglage de
ventilateur.
Vous utilisez un thermistor comme capteur de température dont la résistance ohmique
diminue si la température augmente (il conduit mieux le chaud que le froid), ce qu’on
appelle également la courbe caractéristique négative (angl. Negative Temperature
Coefficient = coefficient de température négatif [NTC]).